Out of my mind!
dimanche 2 novembre 2008
mardi 14 octobre 2008
But you

Les jours défilent en accéléré, les cours aussi. Je me suis retrouvée aujourd'hui dans cette salle de musique, le piano jouait en sourdine et C., face au clavier portait ton parfum. J'ai eu du mal à m'en détacher, c'était comme si cette odeur avait fait lâcher la digue intérieure, tout a rejailli, je me suis pris les sentiments, les souvenirs en pleine figure, c'était comme une grande claque.
"Parfois, il m'est difficile de vivre sans toi". 

mercredi 13 août 2008



" J'ai énormément pensé à toi sous le soleil tropézien. Dû sans doute aux livres qui peuplaient mes journées, Bobin et Duras deviennent mes confidents, je leur raconte l'Histoire, notre histoire dans un bruissement de pages tournées. Et tout cela réside là : dans un cri, dans les larmes et dans nos sourires. J'ai désormais Mansfield Tya en tête, "Pour oublier je dors", et puis tout s'enchaîne; les photos de C., le cadavre sur la route, nos 4 Minutes et nos deux heures trente sept.
mardi 12 août 2008
Et son prénom comme une déchirure. Je revois le soleil au zénith, le ciel bleu, je peux sentir le sable brûlant sous mes pieds, et la mer qui s'étire jusqu'à l'infini...
Je me souviens de la toute première rencontre. Le maillot bleu, les boucles, l'argentique entre les mains à la recherche d'un instant à capturer. Et son visage qui emplit mes yeux, ma tête.
Les soirs clairs, regarder le soleil décliner sur Cavalaire, et te voir tout sourire courir dans ma direction, oh Anna, I'll come back.
mercredi 23 juillet 2008
mercredi 2 juillet 2008
Et cette horrible impression d'en faire toujours trop. Je veux tout et je ne veux rien, Cécilia qui danse dans ma tête, et le déboîtement du coeur, j'arriverai peut être un jour à saisir comment il fonctionne et pourquoi il déraille tout le temps. Je me demande si l'isotrétinoïne est capable de déssécher mon coeur. Je deviens endurante à la douleur, je veux aussi revoir le sourire de C.
vendredi 27 juin 2008
mercredi 25 juin 2008
Imagine all the girls

La peau reste douce, Diane s'efface lentement de mon corps, ses empreintes disparaissent, elle n'avait pas appuyé assez fort sur l'épiderme, ce ne sont pas les traces fossiles, il faudra du temps pour oublier. C'était la Javel sur les lèvres aujourd'hui, les rires avec les autres, l'orage et le beau temps, le Bonheur simple.
Je veux m'enfermer dans la spirale des mots et ne plus en sortir. Jamais. Mon rempart contre le faux visage.
(PS: La photo du Bonheur)
Mademoiselle Elsa
lundi 23 juin 2008
Se faire manger toute crue.
Camille me parle de poison en intraveineuse, elle ne sait pas combien elle est proche de la vérité. On remplace le poison par les mots douloureux, les mots interdits, qui font partie de ceux qui décollent le coeur à l'interieur. Mais elle me rassure, elle sera là, tout le monde sera là. Et l'autre sera enfin hors de moi.
Le piano dans l'herbe
Le sel s'enfonce sous la peau. J'avais si peur de perdre l'Absente et finalement, c'est chose faite. Elle a raison, les mensonges rongent tout, c'est comme la peste, ca se glisse sous la peau et ca vous dévore, avide. Pourtant je n'avais pas menti. Mais l'Absente ne veut rien entendre, elle se bouche les oreilles et me chasse, c'est l'ascenseur émotionnel, les rôles qui s'inversent. J'aurais souhaité que tout se passe différement, j'aurais tout fait pour que ça marche, que je redevienne l'Autre mais c'est impossible, être l'Autre est trop difficile, je n'arrive pas à suivre.
Aujourd'hui, j'ai coupé ma chemise d'homme comme je couperais son visage maudit. J'aimerais tellement ne plus le voir, que lui aussi soit hors de moi. Je ne veux plus souffrir, je veux croire en quelque chose d'ineffable.
Aujourd'hui, j'ai coupé ma chemise d'homme comme je couperais son visage maudit. J'aimerais tellement ne plus le voir, que lui aussi soit hors de moi. Je ne veux plus souffrir, je veux croire en quelque chose d'ineffable.
mercredi 18 juin 2008
Un goût de sel sur mes lèvres
Et lux perpetua

Troisième crise d'angoisse de la semaine, les vinyles s'enchaînent sur le tourne disques, je saute du coq à l'âne, de Simon and Garfunkel à l'Introït du Requiem de Mozart. Je veux tous les démons hors de moi, être dépossédée, je veux qu'ils s'en aillent.
Et garder sa présence, ses papillonements. Oui, c'est comme un papillon, beau mais fragile, petit corps frêle, et (surtout) éphémère.
Je pense aussi à Vanessa, je pense que nos lettres vont se croiser. Les variations Goldberg toujours dans les oreilles, Bach reste et ne part pas. C'est le cri du coeur, la mécanique de la musique, c'est le creux dans l'estomac.
Et A. et les rapprochements sentimentaux, on pourrait faire un colloque sur les relations houleuses.
mardi 17 juin 2008
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"Ce soir,j'entre au couvent, j'ai perdu mon amour. On me dit que là-bas je le retrouverai. On me dit que là-bas il y a des femmes en gris, des mères et des soeurs, qui vont m'apprendre la vie. On m'a dit d'emporter le strict minimum, on me fournira le linge,j'ai besoin de mon âme, laissez tout, ont-elles dit, votre coeur, seul, trouvera sa place ici. J'entre au harem au service d'un seul homme. Et s'il me trahit je quitterai la vie. Ma langue, nue, ne parlera plus."
C.Castillon
Mauvaises pensées

"Avant j'écrivais dans me tête, puis j'ai eu les mots, des spirales de mots, je m'en étouffais, je m'en nourrissais ; ma personnalité s'est formée à partir de ce langage, à partir du langage qui possède. Je n'ose plus me regarder dans le miroir, je ferme les chambres de notre appartement à clé, je cache les couteaux, je dors seule, j'ai si peur de faire mal à l'Amie. La nuit qui précéda mes mauvaises pensées, je me souviens d'une voix de femme qui appelait au secours, je me souviens avoir entendu des coups contre une fenêtre fermée : on frappait un corps. "
Vous parler d'Elle.
"Il me tire par le bras. Il dit que tout au bout on verra la mer. Est-ce que je t'ai déjà menti? demande-t-il. Pourquoi tu ne réponds pas? Tu ne mijoterais pas un sale coup pas hasard? Un non sans vie sort vide, sans moi. Va plus vite, je n'entends pas, remonte à ma hauteur, je te protège du vent, tu ne trouveras pas beaucoup d'amants qui te protègeront des éléments. J'ai mal aux jambes. On enlève nos chaussures, on les cache dans les herbes. On court vers la mer et les passants nous regardent. Ils me préviennent d'un danger. N'écoute pas les autres, dit mon amant, ils ne sauront jamais la vérité, crois-moi. Je regarde mon homme et je le trouve beau. Je ne peux pas lui mentir, il y a en lui trop de possessions pour que je le dépossède du reste de vérité qui l'habit encore. J'aime penser à son plaisir, j'aime penser que, de ma rigoureuse, respectueuse obéissance, dépend le mien. Je t'aime, mon coeur, répète-il, nous c'est beau, tu seras en blanc, tu entends? "
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