mardi 17 juin 2008
Vous parler d'Elle.
"Il me tire par le bras. Il dit que tout au bout on verra la mer. Est-ce que je t'ai déjà menti? demande-t-il. Pourquoi tu ne réponds pas? Tu ne mijoterais pas un sale coup pas hasard? Un non sans vie sort vide, sans moi. Va plus vite, je n'entends pas, remonte à ma hauteur, je te protège du vent, tu ne trouveras pas beaucoup d'amants qui te protègeront des éléments. J'ai mal aux jambes. On enlève nos chaussures, on les cache dans les herbes. On court vers la mer et les passants nous regardent. Ils me préviennent d'un danger. N'écoute pas les autres, dit mon amant, ils ne sauront jamais la vérité, crois-moi. Je regarde mon homme et je le trouve beau. Je ne peux pas lui mentir, il y a en lui trop de possessions pour que je le dépossède du reste de vérité qui l'habit encore. J'aime penser à son plaisir, j'aime penser que, de ma rigoureuse, respectueuse obéissance, dépend le mien. Je t'aime, mon coeur, répète-il, nous c'est beau, tu seras en blanc, tu entends? "
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire